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Reine, régente et mère de trois rois de France

Héritière d’une famille de banquiers florentins, rien
ne la prédestinait à devenir reine et pourtant
Catherine de Médicis deviendra la plus grande
femme d’état de l’histoire de France. Épouse d'Henri
II, elle sera reine de France puis régente et donnera
naissance à trois rois : François II, Charles IX et Henri
III, sans oublier Élisabeth de France reine d'Espagne,
Claude de France duchesse de Lorraine et la
fameuse « Reine Margot ».
C’est une femme de pouvoir, dont la légende
alimente les plus grands fantasmes. On la dit
machiavélique, intrigante et même empoisonneuse.
Parce qu’elle est étrangère, parce qu’elle est une
Médicis ? En tout cas son habilité politique, son
intérêt pour l’astrologie, les parfums et les potions et
surtout le massacre de la Saint-Barthélemy (qui
mine de rien fit 2500 morts), vont forger cette
sombre réputation. Et pourtant, dès son arrivée au
royaume de France, Catherine s’impose par sa
douceur et son intelligence. Très instruite et cultivée,
aimant le luxe et les fêtes, elle fut une véritable
princesse de la Renaissance.

On la dit implacable, mais il faut dire qu’elle n’avait
pas le choix. Dans une époque misogyne où
prédomine la remise en cause de la légitimé du
pouvoir des femmes et où est en vigueur la loi
Salique, qui dit que les femmes ne peuvent prétendre à la couronne de France. 


La mode au temps de Catherine de
Médicis

« Que les apparences soient belles car on ne
juge que par elles ... »


La Renaissance fut pour la mode une époque de
renouvellement et d’ouverture d’esprit. Mais en ce
temps-là, posséder des beaux habits coûte une
fortune, à tel point que l'on fait des lois pour limiter
ces dépenses. En principe ces lois sont faites pour
éviter la ruine des princes, mais aussi et surtout pour
empêcher les « Nouveaux riches » d’apparenter
comme les nobles. Il faut dire qu’à cette époque les
vêtements étaient destinés surtout à épater la
galerie et à montrer sa richesse. A travers vos
vêtements, on lisait votre rang social. Donc il était
hors de question de laisser ces petits banquiers et
marchands paraître plus qu’un roi ou un prince.

La « vêture » des souverains relève d’un budgetspécial qui est celui de l’ « Argenterie ». Ce budgetassume, pour les Maisons du roi et de la reine, les «dépenses ordinaires de matériel en métauxcommuns et vêtements ». Sur ce budget, levêtement représente plus de 50% tant pour le roique pour la reine.
L’orfèvrerie représente également une partimportante de ce budget, surtout pour la reine qui
consacre aux bijoux huit fois plus que le roi. De fait,ces objets ou bijoux représentent un trésor de guerrepour le royaume. Il ne faut pas oublier que beaucoupde bijoux font l’objet de dons pour des circonstancesparticulières ou pour récompenser certainespersonnes

Le dressing de Catherine de Médicis

«Qui a eu cette idée folle d’un jour inventer ces grolles ? »
« Elle a les yeux gros, la lèvre forte; elle ressemble àLéon X, son grand-oncle". C’est sous ces traits peuflatteurs que Jean Cappello, ambassadeur vénitienen France évoquait la reine Catherine de Médicis.
Il faut reconnaître que petite, les traits épais, les yeuxglobuleux et brune (quand la tendance à l’époqueétait le blond vénitien), Catherine de Médicis n’étaitpas considérée comme étant belle. Surtoutcomparée à sa grand rivale, la belle Diane dePoitiers, à laquelle je consacrerai mon prochainchapitre. Et pour palier à tous ces désagrémentsphysiques, Catherine de Médicis a su trouver des nombreux subterfuges.
Tout d’abord, c'est elle qu'il faut remercier quand ona mal aux pieds à cause de nos talons. Eh oui, c’estelle qui a eu cette idée folle d’un jour inventer cesgrolles ! C’est effectivement Catherine de Médicis quiintroduit les talons en France en 1533 à l’occasion deson mariage avec le duc d’Orléans. Se trouvant troppetite, elle les fait directement venir d’Italie pourêtre à la hauteur de son futur mari.
Très vite, toutes les dames de la cour tombent sousle charme. Et pas que les femmes d’ailleurs, puisqueles hommes s’y mettent aussi, et Il n’en faut pas pluspour que la tendance soit lancée.

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